“Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille”. En cette nuit je pleure la Mort Finale d’un compagnon de joies et de peines, un ami...

Mais que la tristesse ne m’aveugle pas, car, moi, Claude Grainte, Ambassadeur de la cité d’Ys, continuerai à remplir ma fonction en racontant à tous les caïnites désireux de la connaître les peines dans lesquelles est plongée la cité.

Cette si funeste nuit du 18 novembre de l’an 2000, nous fûmes accueilli dans l’Elyseum par le mystérieux, inquiétant et nouvellement promu Gardien de l’Elyseum, Cerbère, ancilla du clan Nosferatu.

L’équilibre habituel des clans était bouleversé : en effet, le clan Ravnos était plus nombreux que d’habitude puisqu’en plus de Mircea Karlis et de son beau-frère, Adam, Gabriel, “Baro” Ravnos des Ulis, demeurant sur la cité d’Arpajon, était présent.

Kirkan, du clan Assamite était là lui aussi.

Le clan Tremere comportait un membre de plus, Charles-Hubert de Merville, nouveau-né du clan. Qui plus est, Maël était venu accompagné d’une bien belle goule, Katya.

Le clan Toréador comptait un membre de plus : Boudjewin, infant d’Ambrose de St-Hilaire, et par conséquent petit-infant de Chânt Leffroy, était venu d’Hollande nous rejoindre.

Théodore Dalambert est également revenu parmi nous, mais en portant son nom d’origine.

Le clan Malkavian comptait un nouveau-né de plus, Yari Malienko, qui portait un élégant canotier.

Le clan Ventrue n’en finissait pas de se renforcer, avec comme nouveaux venus Conrad Mc Kingsley, nouveau-né, et Fernando di Fosca, nouveau-né venant de Grenoble. Tinissa, l’infante du Père Hugues, était d’ailleurs elle aussi présente.

C’est à son sujet que porta le premier évènement de la soirée : son Sire n’étant plus, il fallait lui trouver un protecteur. Mélésias désigna donc Cerbère afin qu’il lui serve de mentor.

Je devisai en début de soirée avec Otto von Blink, qui m’assura qu’il comptait bien rester dans la Cité.

Fernando di Fosca m’aborda en me transmettant une plainte selon laquelle des Gangrels possèderaient les cendres de membres du clan Ventrue. Il s’avéra en fait que ces cendres étaient celles que les inquisiteurs nous avaient fait parvenir, et que les Gangrels ne les possédaient pas, c’était Chânt Leffroy qui en avait la garde.

Je dus partir alors me sustenter, car mes dernières activités m’avaient laissé assez faible. Pendant mon absence, je l’appris plus tard, des anarchs étaient venus voir le Marquis, délivrer un message et se faire promptement détruire. De plus, l’Ambassadeur de la cité d’Arpajon, Philippe d’Arpajon, ancilla et primogène du clan Brujah sur la cité, rendit visite à Mélésias et devisa avec Jérémiah et Gabriel.

Jérémiah critiqua durant la soirée à plusieurs reprises le clan Ravnos. Selon lui, en effet, non content de ne pas se présenter dans l’ordre, ils auraient voulu user de leur pouvoir sur lui, et n’auraient eu de cesse de critiquer la Camarilla et le Marquis. L’intervention de Cerbère les aurait fait rentrer dans le rang.

Adam fit une chose singulière dans les premiers temps de la soirée : il disposa divers atouts, lames majeures et mineures, sur le sol de l’Elyseum pour, selon lui, lire l’avenir de la Camarilla. Ce jeu avait selon lui quelques particularités, et il est vrai qu’il semblait sortir de l’ordinaire.

Une goule de Matthias Denis, l’air affligée, vint apporter une urne remplie de cendres, une photographie de ce caïnite brûlant au soleil, entouré d’inquisiteurs. Matthias Denis parut cependant plus tard dans la soirée. Il déclara avoir voulu prouver, par ce petit stratagème, que les cendres qui nous étaient parvenues par chronopost n’étaient pas forcément celles des personnes indiquées.

Des rumeurs coururent un peu plus tard, que Fleury me rapporta, selon lesquelles Eric Vallien aurait déclaré que les Ravnos avaient droit de passage ET DE CHASSE sur l’ensemble du domaine d’Ys, de par leur nature d’errants.

Je ne pus cependant pas avoir son point de vue, car à ce moment retentit un grand vacarme, des explosions, bruits de freins, de coup de feu et cris. Alerté, j’accours au rez-de-chaussée, et vois Eric criblé de balles, visiblement très confus, au bord de la torpeur. Matthias m’annonça alors qu’une attaque avait eu lieu et que mon ami Mickaël Galantinov avait péri.

Oh, rage devant cette cruelle injustice! Pourquoi fallait-il que ce soit lui, sans doute pas le meilleur, mais certainement pas le pire d’entre nous, qui dût connaître ce soir la Mort Finale? Et pourquoi de cette absurde manière?

De telles pensées me rongaient, et avec elles la Bête, tapie en moi, griffait, luttait pour remonter prendre le contrôle de mes actions. Je m’entendis pousser avec elle un long cri de douleur, mais résistait de toute la force de mon âme, de ma volonté, de la connaissance que j’avais de mes crimes passés pour ne pas qu’elle l’emporte. Heureusement pour moi, je fus aidé dans ma lutte intérieure par Yann le Braz, qui en retenant mon corps, m’empêchait de céder à la folie meurtrière de la Bête.

Je repris le contrôle et m’effondrai alors, pleurant mon ami disparu. Fleury essaya bien de me soutenir, et Sulliec eut la gentillesse de me rapporter autant de cendres de lui qu’il avait pu en trouver, j’étais malgré toutes ces attentions très durement touché; le reste de la soirée fut pour moi noyé dans un brouillard de larmes de sang, malgré les consolations qu’essayèrent de me prodiguer les membres de mon clan, dont ma douce infante, Concorde.

J’appris plus tard en recoupant différents témoignages, que des mystérieux individus, sortant d’une voiture arrivée et repartie en trombe, avaient attaqué un groupe de Ventrue. Mickaël, s’interposant, reçut un vrai déluge de balles, qui le blessèrent gravement, puis l’un des individus lui tira dans la tête à bout portant, ce qui mit fin à la malédiction qui le rongeait comme nous tous, en même temps qu’à sa vie.

Toujours est-il que quand je repris suffisamment de forces pour reprendre la soirée, je vis Trinité traînant derrière lui Silence, la goule du Marquis (anciennement Murmure) bizarrement pâle, proclamant à qui voulait l’entendre que Mélésias lui avait donné le droit de progéniture et que son nouvel infant serait surnommé “Coude d’acier”, en hommage à un bras de fer que celui-ci aurait remporté contre Junior plus tôt dans la soirée.

Un second messager d’Evidence parut alors, nous déclarant qu’Evidence et ses compagnons revendiquaient le territoire de Vélizy-Villacoublay, appartenant bien au domaine d’Ys. De plus, Evidence nous invitait à le rencontrer pour nous présenter “une autre organisation non brimée par le pouvoir d’anciens despotiques” (sic). Le messager attendrait 30 minutes ceux qui voudraient rencontrer Evidence, devant l’Elyseum, puis il partirait. En effet, pour des raisons de sécurité, Evidence préférait ne pas venir lui-même dans l’Elyseum.

Interrogeant Mélésias pour savoir si, selon lui, nous avions une chance en rencontrant ces anarchs de les ramener à la raison, il me répondit qu’il valait mieux l’éviter car ils nous considéraient visiblement comme ennemis.

Cela me fut confirmé par Trinité qui s’était rendu là-bas, s’était retrouvé face à une quinzaine de gueules de fusils à pompe, mais avait quand même réussi à détruire un anarch dans sa sortie.

Un membre du clan Giovanni qui m’était inconnu fit son apparition : Conrad Dunsirn. Déjà aperçut cet été, il revenait, demandant s’il lui était possible de posséder ou de partager un territoire de chasse.

Eric, que Chânt avait emmené pour le ranimer, revint plus dispos, mais c’était hélas pour continuer à lancer et recevoir des piques avec Jérémiah; ce dernier le critiquait sans discontinuer tandis qu’Eric le traitait de monstre sans coeur.

Le seul et dernier évènement notable était l’arrivée d’une goule au service d’Ahriman, un autre nouveau-né Tremere présent sur la cité, qui enquêtait pendant cette nuit et qui lui avait confié la mission de nous l’annoncer.

Enfin, Mélésias se retira, la soirée s’achevait, et je pus aller vivre mon deuil dans le silence de la nuit froide, si froide...

Tels furent les évènements en cette sombre nuit. Que l’Histoire, même dans ses horreurs, nous apprenne à être sage.

“Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille”. En cette nuit je pleure la Mort Finale d’un compagnon de joies et de peines, un ami...

Mais que la tristesse ne m’aveugle pas, car, moi, Claude Grainte, Ambassadeur de la cité d’Ys, continuerai à remplir ma fonction en racontant à tous les caïnites désireux de la connaître les peines dans lesquelles est plongée la cité.

Cette si funeste nuit du 18 novembre de l’an 2000, nous fûmes accueilli dans l’Elyseum par le mystérieux, inquiétant et nouvellement promu Gardien de l’Elyseum, Cerbère, ancilla du clan Nosferatu.

L’équilibre habituel des clans était bouleversé : en effet, le clan Ravnos était plus nombreux que d’habitude puisqu’en plus de Mircea Karlis et de son beau-frère, Adam, Gabriel, “Baro” Ravnos des Ulis, demeurant sur la cité d’Arpajon, était présent.

Kirkan, du clan Assamite était là lui aussi.

Le clan Tremere comportait un membre de plus, Charles-Hubert de Merville, nouveau-né du clan. Qui plus est, Maël était venu accompagné d’une bien belle goule, Katya.

Le clan Toréador comptait un membre de plus : Boudjewin, infant d’Ambrose de St-Hilaire, et par conséquent petit-infant de Chânt Leffroy, était venu d’Hollande nous rejoindre.

Théodore Dalambert est également revenu parmi nous, mais en portant son nom d’origine.

Le clan Malkavian comptait un nouveau-né de plus, Yari Malienko, qui portait un élégant canotier.

Le clan Ventrue n’en finissait pas de se renforcer, avec comme nouveaux venus Conrad Mc Kingsley, nouveau-né, et Fernando di Fosca, nouveau-né venant de Grenoble. Tinissa, l’infante du Père Hugues, était d’ailleurs elle aussi présente.

C’est à son sujet que porta le premier évènement de la soirée : son Sire n’étant plus, il fallait lui trouver un protecteur. Mélésias désigna donc Cerbère afin qu’il lui serve de mentor.

Je devisai en début de soirée avec Otto von Blink, qui m’assura qu’il comptait bien rester dans la Cité.

Fernando di Fosca m’aborda en me transmettant une plainte selon laquelle des Gangrels possèderaient les cendres de membres du clan Ventrue. Il s’avéra en fait que ces cendres étaient celles que les inquisiteurs nous avaient fait parvenir, et que les Gangrels ne les possédaient pas, c’était Chânt Leffroy qui en avait la garde.

Je dus partir alors me sustenter, car mes dernières activités m’avaient laissé assez faible. Pendant mon absence, je l’appris plus tard, des anarchs étaient venus voir le Marquis, délivrer un message et se faire promptement détruire. De plus, l’Ambassadeur de la cité d’Arpajon, Philippe d’Arpajon, ancilla et primogène du clan Brujah sur la cité, rendit visite à Mélésias et devisa avec Jérémiah et Gabriel.

Jérémiah critiqua durant la soirée à plusieurs reprises le clan Ravnos. Selon lui, en effet, non content de ne pas se présenter dans l’ordre, ils auraient voulu user de leur pouvoir sur lui, et n’auraient eu de cesse de critiquer la Camarilla et le Marquis. L’intervention de Cerbère les aurait fait rentrer dans le rang.

Adam fit une chose singulière dans les premiers temps de la soirée : il disposa divers atouts, lames majeures et mineures, sur le sol de l’Elyseum pour, selon lui, lire l’avenir de la Camarilla. Ce jeu avait selon lui quelques particularités, et il est vrai qu’il semblait sortir de l’ordinaire.

Une goule de Matthias Denis, l’air affligée, vint apporter une urne remplie de cendres, une photographie de ce caïnite brûlant au soleil, entouré d’inquisiteurs. Matthias Denis parut cependant plus tard dans la soirée. Il déclara avoir voulu prouver, par ce petit stratagème, que les cendres qui nous étaient parvenues par chronopost n’étaient pas forcément celles des personnes indiquées.

Des rumeurs coururent un peu plus tard, que Fleury me rapporta, selon lesquelles Eric Vallien aurait déclaré que les Ravnos avaient droit de passage ET DE CHASSE sur l’ensemble du domaine d’Ys, de par leur nature d’errants.

Je ne pus cependant pas avoir son point de vue, car à ce moment retentit un grand vacarme, des explosions, bruits de freins, de coup de feu et cris. Alerté, j’accours au rez-de-chaussée, et vois Eric criblé de balles, visiblement très confus, au bord de la torpeur. Matthias m’annonça alors qu’une attaque avait eu lieu et que mon ami Mickaël Galantinov avait péri.

Oh, rage devant cette cruelle injustice! Pourquoi fallait-il que ce soit lui, sans doute pas le meilleur, mais certainement pas le pire d’entre nous, qui dût connaître ce soir la Mort Finale? Et pourquoi de cette absurde manière?

De telles pensées me rongaient, et avec elles la Bête, tapie en moi, griffait, luttait pour remonter prendre le contrôle de mes actions. Je m’entendis pousser avec elle un long cri de douleur, mais résistait de toute la force de mon âme, de ma volonté, de la connaissance que j’avais de mes crimes passés pour ne pas qu’elle l’emporte. Heureusement pour moi, je fus aidé dans ma lutte intérieure par Yann le Braz, qui en retenant mon corps, m’empêchait de céder à la folie meurtrière de la Bête.

Je repris le contrôle et m’effondrai alors, pleurant mon ami disparu. Fleury essaya bien de me soutenir, et Sulliec eut la gentillesse de me rapporter autant de cendres de lui qu’il avait pu en trouver, j’étais malgré toutes ces attentions très durement touché; le reste de la soirée fut pour moi noyé dans un brouillard de larmes de sang, malgré les consolations qu’essayèrent de me prodiguer les membres de mon clan, dont ma douce infante, Concorde.

J’appris plus tard en recoupant différents témoignages, que des mystérieux individus, sortant d’une voiture arrivée et repartie en trombe, avaient attaqué un groupe de Ventrue. Mickaël, s’interposant, reçut un vrai déluge de balles, qui le blessèrent gravement, puis l’un des individus lui tira dans la tête à bout portant, ce qui mit fin à la malédiction qui le rongeait comme nous tous, en même temps qu’à sa vie.

Toujours est-il que quand je repris suffisamment de forces pour reprendre la soirée, je vis Trinité traînant derrière lui Silence, la goule du Marquis (anciennement Murmure) bizarrement pâle, proclamant à qui voulait l’entendre que Mélésias lui avait donné le droit de progéniture et que son nouvel infant serait surnommé “Coude d’acier”, en hommage à un bras de fer que celui-ci aurait remporté contre Junior plus tôt dans la soirée.

Un second messager d’Evidence parut alors, nous déclarant qu’Evidence et ses compagnons revendiquaient le territoire de Vélizy-Villacoublay, appartenant bien au domaine d’Ys. De plus, Evidence nous invitait à le rencontrer pour nous présenter “une autre organisation non brimée par le pouvoir d’anciens despotiques” (sic). Le messager attendrait 30 minutes ceux qui voudraient rencontrer Evidence, devant l’Elyseum, puis il partirait. En effet, pour des raisons de sécurité, Evidence préférait ne pas venir lui-même dans l’Elyseum.

Interrogeant Mélésias pour savoir si, selon lui, nous avions une chance en rencontrant ces anarchs de les ramener à la raison, il me répondit qu’il valait mieux l’éviter car ils nous considéraient visiblement comme ennemis.

Cela me fut confirmé par Trinité qui s’était rendu là-bas, s’était retrouvé face à une quinzaine de gueules de fusils à pompe, mais avait quand même réussi à détruire un anarch dans sa sortie.

Un membre du clan Giovanni qui m’était inconnu fit son apparition : Conrad Dunsirn. Déjà aperçut cet été, il revenait, demandant s’il lui était possible de posséder ou de partager un territoire de chasse.

Eric, que Chânt avait emmené pour le ranimer, revint plus dispos, mais c’était hélas pour continuer à lancer et recevoir des piques avec Jérémiah; ce dernier le critiquait sans discontinuer tandis qu’Eric le traitait de monstre sans coeur.

Le seul et dernier évènement notable était l’arrivée d’une goule au service d’Ahriman, un autre nouveau-né Tremere présent sur la cité, qui enquêtait pendant cette nuit et qui lui avait confié la mission de nous l’annoncer.

Enfin, Mélésias se retira, la soirée s’achevait, et je pus aller vivre mon deuil dans le silence de la nuit froide, si froide...

Tels furent les évènements en cette sombre nuit. Que l’Histoire, même dans ses horreurs, nous apprenne à être sage.

“Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille”. En cette nuit je pleure la Mort Finale d’un compagnon de joies et de peines, un ami...

Mais que la tristesse ne m’aveugle pas, car, moi, Claude Grainte, Ambassadeur de la cité d’Ys, continuerai à remplir ma fonction en racontant à tous les caïnites désireux de la connaître les peines dans lesquelles est plongée la cité.

Cette si funeste nuit du 18 novembre de l’an 2000, nous fûmes accueilli dans l’Elyseum par le mystérieux, inquiétant et nouvellement promu Gardien de l’Elyseum, Cerbère, ancilla du clan Nosferatu.

L’équilibre habituel des clans était bouleversé : en effet, le clan Ravnos était plus nombreux que d’habitude puisqu’en plus de Mircea Karlis et de son beau-frère, Adam, Gabriel, “Baro” Ravnos des Ulis, demeurant sur la cité d’Arpajon, était présent.

Kirkan, du clan Assamite était là lui aussi.

Le clan Tremere comportait un membre de plus, Charles-Hubert de Merville, nouveau-né du clan. Qui plus est, Maël était venu accompagné d’une bien belle goule, Katya.

Le clan Toréador comptait un membre de plus : Boudjewin, infant d’Ambrose de St-Hilaire, et par conséquent petit-infant de Chânt Leffroy, était venu d’Hollande nous rejoindre.

Théodore Dalambert est également revenu parmi nous, mais en portant son nom d’origine.

Le clan Malkavian comptait un nouveau-né de plus, Yari Malienko, qui portait un élégant canotier.

Le clan Ventrue n’en finissait pas de se renforcer, avec comme nouveaux venus Conrad Mc Kingsley, nouveau-né, et Fernando di Fosca, nouveau-né venant de Grenoble. Tinissa, l’infante du Père Hugues, était d’ailleurs elle aussi présente.

C’est à son sujet que porta le premier évènement de la soirée : son Sire n’étant plus, il fallait lui trouver un protecteur. Mélésias désigna donc Cerbère afin qu’il lui serve de mentor.

Je devisai en début de soirée avec Otto von Blink, qui m’assura qu’il comptait bien rester dans la Cité.

Fernando di Fosca m’aborda en me transmettant une plainte selon laquelle des Gangrels possèderaient les cendres de membres du clan Ventrue. Il s’avéra en fait que ces cendres étaient celles que les inquisiteurs nous avaient fait parvenir, et que les Gangrels ne les possédaient pas, c’était Chânt Leffroy qui en avait la garde.

Je dus partir alors me sustenter, car mes dernières activités m’avaient laissé assez faible. Pendant mon absence, je l’appris plus tard, des anarchs étaient venus voir le Marquis, délivrer un message et se faire promptement détruire. De plus, l’Ambassadeur de la cité d’Arpajon, Philippe d’Arpajon, ancilla et primogène du clan Brujah sur la cité, rendit visite à Mélésias et devisa avec Jérémiah et Gabriel.

Jérémiah critiqua durant la soirée à plusieurs reprises le clan Ravnos. Selon lui, en effet, non content de ne pas se présenter dans l’ordre, ils auraient voulu user de leur pouvoir sur lui, et n’auraient eu de cesse de critiquer la Camarilla et le Marquis. L’intervention de Cerbère les aurait fait rentrer dans le rang.

Adam fit une chose singulière dans les premiers temps de la soirée : il disposa divers atouts, lames majeures et mineures, sur le sol de l’Elyseum pour, selon lui, lire l’avenir de la Camarilla. Ce jeu avait selon lui quelques particularités, et il est vrai qu’il semblait sortir de l’ordinaire.

Une goule de Matthias Denis, l’air affligée, vint apporter une urne remplie de cendres, une photographie de ce caïnite brûlant au soleil, entouré d’inquisiteurs. Matthias Denis parut cependant plus tard dans la soirée. Il déclara avoir voulu prouver, par ce petit stratagème, que les cendres qui nous étaient parvenues par chronopost n’étaient pas forcément celles des personnes indiquées.

Des rumeurs coururent un peu plus tard, que Fleury me rapporta, selon lesquelles Eric Vallien aurait déclaré que les Ravnos avaient droit de passage ET DE CHASSE sur l’ensemble du domaine d’Ys, de par leur nature d’errants.

Je ne pus cependant pas avoir son point de vue, car à ce moment retentit un grand vacarme, des explosions, bruits de freins, de coup de feu et cris. Alerté, j’accours au rez-de-chaussée, et vois Eric criblé de balles, visiblement très confus, au bord de la torpeur. Matthias m’annonça alors qu’une attaque avait eu lieu et que mon ami Mickaël Galantinov avait péri.

Oh, rage devant cette cruelle injustice! Pourquoi fallait-il que ce soit lui, sans doute pas le meilleur, mais certainement pas le pire d’entre nous, qui dût connaître ce soir la Mort Finale? Et pourquoi de cette absurde manière?

De telles pensées me rongaient, et avec elles la Bête, tapie en moi, griffait, luttait pour remonter prendre le contrôle de mes actions. Je m’entendis pousser avec elle un long cri de douleur, mais résistait de toute la force de mon âme, de ma volonté, de la connaissance que j’avais de mes crimes passés pour ne pas qu’elle l’emporte. Heureusement pour moi, je fus aidé dans ma lutte intérieure par Yann le Braz, qui en retenant mon corps, m’empêchait de céder à la folie meurtrière de la Bête.

Je repris le contrôle et m’effondrai alors, pleurant mon ami disparu. Fleury essaya bien de me soutenir, et Sulliec eut la gentillesse de me rapporter autant de cendres de lui qu’il avait pu en trouver, j’étais malgré toutes ces attentions très durement touché; le reste de la soirée fut pour moi noyé dans un brouillard de larmes de sang, malgré les consolations qu’essayèrent de me prodiguer les membres de mon clan, dont ma douce infante, Concorde.

J’appris plus tard en recoupant différents témoignages, que des mystérieux individus, sortant d’une voiture arrivée et repartie en trombe, avaient attaqué un groupe de Ventrue. Mickaël, s’interposant, reçut un vrai déluge de balles, qui le blessèrent gravement, puis l’un des individus lui tira dans la tête à bout portant, ce qui mit fin à la malédiction qui le rongeait comme nous tous, en même temps qu’à sa vie.

Toujours est-il que quand je repris suffisamment de forces pour reprendre la soirée, je vis Trinité traînant derrière lui Silence, la goule du Marquis (anciennement Murmure) bizarrement pâle, proclamant à qui voulait l’entendre que Mélésias lui avait donné le droit de progéniture et que son nouvel infant serait surnommé “Coude d’acier”, en hommage à un bras de fer que celui-ci aurait remporté contre Junior plus tôt dans la soirée.

Un second messager d’Evidence parut alors, nous déclarant qu’Evidence et ses compagnons revendiquaient le territoire de Vélizy-Villacoublay, appartenant bien au domaine d’Ys. De plus, Evidence nous invitait à le rencontrer pour nous présenter “une autre organisation non brimée par le pouvoir d’anciens despotiques” (sic). Le messager attendrait 30 minutes ceux qui voudraient rencontrer Evidence, devant l’Elyseum, puis il partirait. En effet, pour des raisons de sécurité, Evidence préférait ne pas venir lui-même dans l’Elyseum.

Interrogeant Mélésias pour savoir si, selon lui, nous avions une chance en rencontrant ces anarchs de les ramener à la raison, il me répondit qu’il valait mieux l’éviter car ils nous considéraient visiblement comme ennemis.

Cela me fut confirmé par Trinité qui s’était rendu là-bas, s’était retrouvé face à une quinzaine de gueules de fusils à pompe, mais avait quand même réussi à détruire un anarch dans sa sortie.

Un membre du clan Giovanni qui m’était inconnu fit son apparition : Conrad Dunsirn. Déjà aperçut cet été, il revenait, demandant s’il lui était possible de posséder ou de partager un territoire de chasse.

Eric, que Chânt avait emmené pour le ranimer, revint plus dispos, mais c’était hélas pour continuer à lancer et recevoir des piques avec Jérémiah; ce dernier le critiquait sans discontinuer tandis qu’Eric le traitait de monstre sans coeur.

Le seul et dernier évènement notable était l’arrivée d’une goule au service d’Ahriman, un autre nouveau-né Tremere présent sur la cité, qui enquêtait pendant cette nuit et qui lui avait confié la mission de nous l’annoncer.

Enfin, Mélésias se retira, la soirée s’achevait, et je pus aller vivre mon deuil dans le silence de la nuit froide, si froide...

Tels furent les évènements en cette sombre nuit. Que l’Histoire, même dans ses horreurs, nous apprenne à être sage.

“Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille”. En cette nuit je pleure la Mort Finale d’un compagnon de joies et de peines, un ami...

Mais que la tristesse ne m’aveugle pas, car, moi, Claude Grainte, Ambassadeur de la cité d’Ys, continuerai à remplir ma fonction en racontant à tous les caïnites désireux de la connaître les peines dans lesquelles est plongée la cité.

Cette si funeste nuit du 18 novembre de l’an 2000, nous fûmes accueilli dans l’Elyseum par le mystérieux, inquiétant et nouvellement promu Gardien de l’Elyseum, Cerbère, ancilla du clan Nosferatu.

L’équilibre habituel des clans était bouleversé : en effet, le clan Ravnos était plus nombreux que d’habitude puisqu’en plus de Mircea Karlis et de son beau-frère, Adam, Gabriel, “Baro” Ravnos des Ulis, demeurant sur la cité d’Arpajon, était présent.

Kirkan, du clan Assamite était là lui aussi.

Le clan Tremere comportait un membre de plus, Charles-Hubert de Merville, nouveau-né du clan. Qui plus est, Maël était venu accompagné d’une bien belle goule, Katya.

Le clan Toréador comptait un membre de plus : Boudjewin, infant d’Ambrose de St-Hilaire, et par conséquent petit-infant de Chânt Leffroy, était venu d’Hollande nous rejoindre.

Théodore Dalambert est également revenu parmi nous, mais en portant son nom d’origine.

Le clan Malkavian comptait un nouveau-né de plus, Yari Malienko, qui portait un élégant canotier.

Le clan Ventrue n’en finissait pas de se renforcer, avec comme nouveaux venus Conrad Mc Kingsley, nouveau-né, et Fernando di Fosca, nouveau-né venant de Grenoble. Tinissa, l’infante du Père Hugues, était d’ailleurs elle aussi présente.

C’est à son sujet que porta le premier évènement de la soirée : son Sire n’étant plus, il fallait lui trouver un protecteur. Mélésias désigna donc Cerbère afin qu’il lui serve de mentor.

Je devisai en début de soirée avec Otto von Blink, qui m’assura qu’il comptait bien rester dans la Cité.

Fernando di Fosca m’aborda en me transmettant une plainte selon laquelle des Gangrels possèderaient les cendres de membres du clan Ventrue. Il s’avéra en fait que ces cendres étaient celles que les inquisiteurs nous avaient fait parvenir, et que les Gangrels ne les possédaient pas, c’était Chânt Leffroy qui en avait la garde.

Je dus partir alors me sustenter, car mes dernières activités m’avaient laissé assez faible. Pendant mon absence, je l’appris plus tard, des anarchs étaient venus voir le Marquis, délivrer un message et se faire promptement détruire. De plus, l’Ambassadeur de la cité d’Arpajon, Philippe d’Arpajon, ancilla et primogène du clan Brujah sur la cité, rendit visite à Mélésias et devisa avec Jérémiah et Gabriel.

Jérémiah critiqua durant la soirée à plusieurs reprises le clan Ravnos. Selon lui, en effet, non content de ne pas se présenter dans l’ordre, ils auraient voulu user de leur pouvoir sur lui, et n’auraient eu de cesse de critiquer la Camarilla et le Marquis. L’intervention de Cerbère les aurait fait rentrer dans le rang.

Adam fit une chose singulière dans les premiers temps de la soirée : il disposa divers atouts, lames majeures et mineures, sur le sol de l’Elyseum pour, selon lui, lire l’avenir de la Camarilla. Ce jeu avait selon lui quelques particularités, et il est vrai qu’il semblait sortir de l’ordinaire.

Une goule de Matthias Denis, l’air affligée, vint apporter une urne remplie de cendres, une photographie de ce caïnite brûlant au soleil, entouré d’inquisiteurs. Matthias Denis parut cependant plus tard dans la soirée. Il déclara avoir voulu prouver, par ce petit stratagème, que les cendres qui nous étaient parvenues par chronopost n’étaient pas forcément celles des personnes indiquées.

Des rumeurs coururent un peu plus tard, que Fleury me rapporta, selon lesquelles Eric Vallien aurait déclaré que les Ravnos avaient droit de passage ET DE CHASSE sur l’ensemble du domaine d’Ys, de par leur nature d’errants.

Je ne pus cependant pas avoir son point de vue, car à ce moment retentit un grand vacarme, des explosions, bruits de freins, de coup de feu et cris. Alerté, j’accours au rez-de-chaussée, et vois Eric criblé de balles, visiblement très confus, au bord de la torpeur. Matthias m’annonça alors qu’une attaque avait eu lieu et que mon ami Mickaël Galantinov avait péri.

Oh, rage devant cette cruelle injustice! Pourquoi fallait-il que ce soit lui, sans doute pas le meilleur, mais certainement pas le pire d’entre nous, qui dût connaître ce soir la Mort Finale? Et pourquoi de cette absurde manière?

De telles pensées me rongaient, et avec elles la Bête, tapie en moi, griffait, luttait pour remonter prendre le contrôle de mes actions. Je m’entendis pousser avec elle un long cri de douleur, mais résistait de toute la force de mon âme, de ma volonté, de la connaissance que j’avais de mes crimes passés pour ne pas qu’elle l’emporte. Heureusement pour moi, je fus aidé dans ma lutte intérieure par Yann le Braz, qui en retenant mon corps, m’empêchait de céder à la folie meurtrière de la Bête.

Je repris le contrôle et m’effondrai alors, pleurant mon ami disparu. Fleury essaya bien de me soutenir, et Sulliec eut la gentillesse de me rapporter autant de cendres de lui qu’il avait pu en trouver, j’étais malgré toutes ces attentions très durement touché; le reste de la soirée fut pour moi noyé dans un brouillard de larmes de sang, malgré les consolations qu’essayèrent de me prodiguer les membres de mon clan, dont ma douce infante, Concorde.

J’appris plus tard en recoupant différents témoignages, que des mystérieux individus, sortant d’une voiture arrivée et repartie en trombe, avaient attaqué un groupe de Ventrue. Mickaël, s’interposant, reçut un vrai déluge de balles, qui le blessèrent gravement, puis l’un des individus lui tira dans la tête à bout portant, ce qui mit fin à la malédiction qui le rongeait comme nous tous, en même temps qu’à sa vie.

Toujours est-il que quand je repris suffisamment de forces pour reprendre la soirée, je vis Trinité traînant derrière lui Silence, la goule du Marquis (anciennement Murmure) bizarrement pâle, proclamant à qui voulait l’entendre que Mélésias lui avait donné le droit de progéniture et que son nouvel infant serait surnommé “Coude d’acier”, en hommage à un bras de fer que celui-ci aurait remporté contre Junior plus tôt dans la soirée.

Un second messager d’Evidence parut alors, nous déclarant qu’Evidence et ses compagnons revendiquaient le territoire de Vélizy-Villacoublay, appartenant bien au domaine d’Ys. De plus, Evidence nous invitait à le rencontrer pour nous présenter “une autre organisation non brimée par le pouvoir d’anciens despotiques” (sic). Le messager attendrait 30 minutes ceux qui voudraient rencontrer Evidence, devant l’Elyseum, puis il partirait. En effet, pour des raisons de sécurité, Evidence préférait ne pas venir lui-même dans l’Elyseum.

Interrogeant Mélésias pour savoir si, selon lui, nous avions une chance en rencontrant ces anarchs de les ramener à la raison, il me répondit qu’il valait mieux l’éviter car ils nous considéraient visiblement comme ennemis.

Cela me fut confirmé par Trinité qui s’était rendu là-bas, s’était retrouvé face à une quinzaine de gueules de fusils à pompe, mais avait quand même réussi à détruire un anarch dans sa sortie.

Un membre du clan Giovanni qui m’était inconnu fit son apparition : Conrad Dunsirn. Déjà aperçut cet été, il revenait, demandant s’il lui était possible de posséder ou de partager un territoire de chasse.

Eric, que Chânt avait emmené pour le ranimer, revint plus dispos, mais c’était hélas pour continuer à lancer et recevoir des piques avec Jérémiah; ce dernier le critiquait sans discontinuer tandis qu’Eric le traitait de monstre sans coeur.

Le seul et dernier évènement notable était l’arrivée d’une goule au service d’Ahriman, un autre nouveau-né Tremere présent sur la cité, qui enquêtait pendant cette nuit et qui lui avait confié la mission de nous l’annoncer.

Enfin, Mélésias se retira, la soirée s’achevait, et je pus aller vivre mon deuil dans le silence de la nuit froide, si froide...

Tels furent les évènements en cette sombre nuit. Que l’Histoire, même dans ses horreurs, nous apprenne à être sage.


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